20 juil. 2015

Decryptage des cris de bébé...


Les cris pour tout dire


TRÈS SOUVENT VOTRE BÉBÉ EST SECOUÉ DE PLEURS et vous vous sentez impuissante voire inquiète. Petit à petit vous allez vous apercevoir que ses cris ne sont pas tous les mêmes dans leur intensité et dans leur tonalité. Apprendre à les décoder, c'est mieux les supporter et bien sûr mieux y répondre.


Premiers décryptages

Le docteur Alain Lazartigues, pédopsychiatre et chercheur au CNRS, a mis en évidence cinq types de cris : celui de la faim, celui de la colère, celui de la douleur, celui de la frustration et enfin celui du plaisir. À ces cris s'ajoutent, vers l'âge de 3 semaines, des sons destinés à attirer l'attention. Le cri de la faim se caractérise par un son strident suivi d'une inspiration; il est accompagné d'un court sifflet puis d'une période de silence. Dans leurs cris de colère, certains bébés ont plusieurs timbres. Tout dépend de la force avec laquelle l'air passe entre les cordes vocales. On les reconnaît toujours: très aigus, ils sont difficiles à suppor­ter sur le plan acoustique. Le cri de douleur est souvent distingué par la mère. Il se compose d'un premier cri suivi d'un silence puis d'une inspiration inaugurant une série de cris expiratoires.

Le cri de frustration est une variante de celui de la douleur. Il se manifeste par un cri suivi d'un long sifflement inspiratoire et se répète. Il est pro­voqué, par exemple, par le retrait du biberon. S'ajoute enfin le cri de plaisir, assez fort, sorte de cri de joie. Le bébé va utiliser ces bruits de manière volontaire, à chaque fois qu'il aura envie que l'on s'occupe de lui.

 

Une réponse adaptée

Il existe également ce qu'on appelle le spleen du bébé : la tombée du soir rend certains nourrissons mélancoliques. Ils pleurent, attristés de quitter la journée, et peut-être ont-ils peur de ce voile noir qui les enveloppe peu à peu. Pour certains, les cris ressemblent à une mélo­pée douce. Ces bébés n'ont pas besoin d'être pris et câlinés ; la simple présence de leur maman les rassure. D'autres connaissent de véritables cri­ses de larmes qui les laissent inconsolables. Elles sont l'expression d'une angoisse incontrô­lée. Cependant, rassurez-vous, vers trois ou qua­tre mois, votre bébé perdra cette habitude. Il est indispensable que vous répondiez toujours aux cris de votre bébé. Si vous les ignorez, il pour­rait croire que ses plaintes sont vaines et qu'il ne peut rien attendre de vous. Peut-être se sent-il tout seul et a-t-il envie de participer à la vie qui l'en­toure. Quoi de plus normal ? N'hésitez pas alors à lui parler, caressez-le, tenez ses mains ou posez fermement une main sur son ventre. Si cela ne suffit pas, prenez-le dans vos bras et bercez-le, appuyé contre votre épaule, sa tête nichée dans votre cou.

Enfin, prendre un bébé dans son berceau com­mence toujours par une prise de contact verbale. Quelques mots vont lui permettre de ne pas être surpris. Bien sûr, tous les mouvements s'effectuent aussi sans brusquerie.

 

 Parlez-Lui doucement, racontez-lui que vous l'aimez, qu'il va bientôt retrouver son calme et que sa douleur va disparaître.

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